Editorial Millon
Fecha de edición marzo 2007 · Edición nº 1
Idioma francés
EAN 9782841372058
90 páginas
Libro
Faut-il tromper le peuple pour son bien ? Voilà la question que pose, sur un mode satirique, ce pamphlet attribué à Jonathan Swift. L'art du mensonge politique est en effet " l'art de faire croire au peuple des faussetés salutaires, pour quelque bonne fin ". Art délicat, il obéit aux règles d'un savant calcul, dont le texte énonce les principes : soustraire les mensonges à toute vérification possible ; ne jamais outrepasser les bornes du vraisemblable ; faire varier les illusions à l'infini ; rationaliser la production des contrefaçons politiques en instituant des " sociétés de menteurs ". Ce sont là quelques-unes des lois de ce mentir-vrai indispensable à l'éducation d'un Prince. Ce court traité, qui redouble de façon ironique la leçon de Machiavel, a gardé toute sa pertinence : le mensonge d'aujourd'hui ressemble étrangement à celui d'hier. L'art du mensonge politique apporte ainsi sa modeste mais fondamentale contribution au débat politique contemporain, et à la campagne présidentielle en cours. Toute analogie avec des hommes ou des partis politiques ayant existé, existant, ou à venir ne saurait en aucun cas être le fruit du hasard.
Jonathan Swift (Dublín, 1667 1745) cursó estudios en el Trinity College y se ordenó sacerdote anglicano en 1695 tras una fallida experiencia como diplomático profesional en Inglaterra. Aunque inicialmente se alineó ideológicamente con el partido liberal, sus importantes diferencias de criterio con sus compañeros de filas lo llevaron a militar en el partido tory (conservador), cuando éste logró el poder en Inglaterra en 1710. En 1713 fue nombrado deán en la catedral de San Patricio, en Dublín. Los años siguientes, hasta que perdiera sus facultades físicas y psíquicas en el último lustro de su vida, están marcados por un sentimiento de soledad y amargura personal cada vez mayor, en contraste con una fama literaria creciente y con una inmensa popularidad como defensor de la causa irlandesa. Su epitafio, escrito por él mismo, reza: Aquí yace el cuerpo de Jonathan Swift, déan de la catedral, en un lugar en que la ardiente indignación no puede ya lacerar su corazón. Ve, viajero, e intenta imitar a un hombre que fue un irreductible defensor de la libertad.
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