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vie 20 Abr 2018

RENCONTRE LITTÉRAIRE | Philippe Djian. Voyage de l'écrit à l'écran

RENCONTRE LITTÉRAIRE | Philippe Djian. Voyage de l'écrit à l'écran

Vendredi 20 avril 2018 à 20h00 au théâtre de l’Institut Français de Madrid. En français et espagnol avec traduction simultanée. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation recommandée
 

Les liens entre la littérature et le cinéma ont toujours été étroits. L’histoire du cinéma est truffée d’adaptations d’œuvres littéraires, mais cette transposition d’inspiration ne fonctionne pas que dans ce seul sens. Comment établir les ponts entre l’écrit et l’écran ? Le langage littéraire et le langage cinématographique sont-ils complémentaires ? Le celluloïd est-il capable de reproduire la complexité psychologique d’un personnage littéraire, ou même, de le dépasser par la force narrative de ses images ?

Nous vous proposons de réfléchir ensemble sur ces sujets en compagnie de Philippe Djian, l’un des plus grands écrivains et scénaristes du panorama contemporain français. Depuis le succès du film 37’2 le matin de Jean-Jacques Beineix, tiré de son roman éponyme, Philippe Djian a toujours été présent dans le paysage littéraire français, avec plus de vingt ouvrages à son actif et des millions d’exemplaires vendus.

Dans ses récits les familles sont souvent dysfonctionnelles, composées de personnages torturés, ce sont des anti-héros confrontés à des névroses du monde actuel. Des sujets qui intéressent l’auteur car selon lui « on passe sa vie à se construire des familles. » Les grands paysages du nord ou les routes interminables sont également constants dans ses romans, dont l’ambiance fait parfois penser aux road-movies.

Lors de la sortie de son roman « Oh… », porté à l’écran par Paul Verhoeven sous le titre de Elle, et publié récemment en Espagne par Fulgencio Pimentel,  l’auteur avait déclaré aux Inrocks : « Dans la vie, on n’est jamais loin de basculer ». Et c’est bien cela dont il est question dans ce texte aux personnages torturés et polyédriques. Ce qui pourrait paraître le récit des mésaventures d’une famille banale est loin d’être le quotidien des personnes ordinaires. Michèle, la protagoniste, est une cinquantenaire prise en étau entre ses perversions et ses faiblesses.  « J’avais très envie de parler à la place d’une femme », a expliqué Philippe Djian, qui donne la voix à une femme dont les traumatismes d’enfance vont influencer les choix, parfois incompréhensibles, de sa vie d’adulte.  À l’écran, c’est une froide et parfois terrifiante Isabelle Huppert qui donne vie à cette anti-héroïne.

« Oh… » est le cinquième roman de l’auteur porté à l’écran, après Bleu comme l’enfer(Yves Boisset, 1986), 37’2 le matin (Jean-Jacques Beineix, 1985), Impardonnables(André Téchiné, 2011) et Incidences (dont le film des frères Larrieu en 2014 porte le titre de L’amour est un crime parfait et est distribué en Espagne par Karma Films).

   Le rapport de l’auteur avec le cinéma ne s’est pas seulement traduit par ces adaptations.  Philippe Djian est aussi scénariste. En 2004, il signe avec Luc Bondy le scénario de Ne fait pas ça. Actuellement, il travaille à l’écriture d’un nouveau scénario pour Paul Verhoeven. « C’est lui qui me l’a demandé », affirme l’auteur qui entretien un lien d’amitié avec Isabelle Huppert et le cinéaste hollandais depuis Elle.  Bien que l’actrice ne sera pas de la partie pour cette fois, l’auteur a déclaré avoir envie d’écrire un autre rôle rien que pour elle.

Quant aux différences entre son métier de romancier et de scénariste, il précise : « Je suis écrivain, pas scénariste. J’écris une grosse nouvelle qui se déroulerait comme un scénario.»

C’est bien l’avertissement que le romancier a fait à Verhoeven lors de sa commande. Pourtant, dans l’œuvre de Philippe Djian, l’inspiration cinématographique et les références musicales sont souvent très explicites. Particulièrement dans sa série littéraire Doggy Bag, inspiré des séries télévisées américaines.

Cette rencontre sera donc l’occasion d’aborder les fins rapports entre littérature et cinéma avec un auteur qui maîtrise les deux arts.

Philippe Djian

Romancier, nouvelliste, scénariste et traducteur, Philippe Djian est né en 1949 à Paris, où il passe une enfance paisible dans une famille de la petite bourgeoisie. C’est grâce à un camarade du collège qu’il découvre la littérature, puis l’écriture. À 18 ans il part aux États-Unis sur les traces du héros de L’Attrape-cœurs de Salinger, puis en Colombie pour réaliser un reportage pour Paris Match.

Après la terminale, il s’inscrit dans une école de journalisme, mais il n’assiste pas vraiment aux cours. Les petits boulots se succèdent : de magasinier chez Gallimard à docker, vendeur ou monteur de stands.

C’est en voulant essayer une machine à écrire, donnée par un ami, que Djian entame l’écriture des nouvelles qui composeront 50 contre 1. Mais le succès auprès du grand public viendra au moment de l’adaptation de 37°2 le matin au cinéma par Jean-Jacques Beineix (800 000 entrées en trois semaines). Depuis, plus de vingt titres dont il est l’auteur ont vu la lumière. Marlène, est publié chez Gallimard en 2017, et À l'aube, son dernier roman, est publié chez Gallimard en 2018.

     

Théâtre à l’Institut français de Madrid – C/ Marqués de la Ensenada, 10

20 heures

Entrée Libre – Réservation recommandée


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