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jue 08 Jun 2017

PRÉSENTATION LITTÉRAIRE | Un amour impossible, de Christine Angot, Prix Décembre 2015

PRÉSENTATION LITTÉRAIRE | Un amour impossible, de Christine Angot, Prix Décembre 2015

Jeudi 8 juin à 20h00 à l’Institut français de Madrid, l’auteure présentera son roman Un amour impossible (Flammarion 2015), récemment publié en Espagne par les éditions Anagrama. Modérée par Laura Freixas, romancière. En français avec traduction simultanée. Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Réservation recommandée.

Christine Angot est de retour avec un roman bouleversant qui ne laissera personne indifférent. Un amour impossible met en scène la vie de trois personnages dont les passions se croisent en tissant des relations personnelles complexes qui marqueront leur vie. Mais le livre est beaucoup plus que le récit de la vie de ces trois protagonistes : c’est surtout le portrait d’une mère, celle de l’auteure, et de la construction de leurs personnalités à travers une relation basée sur un amour inconditionnel mais chargé de ressentiment et de culpabilité.

Pour écrire sur sa propre mère, Christine Angot revient aux sources de la littérature : Le livre de ma mère d’Albert Cohen, Ma mère de Richard Ford et Ma mère de George Bataille. Nathalie Sarraute et son Enfance, ainsi que Marcel Pagnol, participent également à la genèse de ce roman. L’auteure analyse les référents maternels de l’histoire de la littérature pour construire son propre texte. De la mère de Marcel Proust à celle de Roland Barthes, tant présentes dans la vie et dans l’œuvre des deux auteurs, en passant par des figures de mères terribles, comme celle de Vipère au poing, de Hervé Bazin, le livre de Christine Angot parcourt les grands personnages maternels de la littérature pour décortiquer sa propre relation avec sa mère.

« Essayer d’écrire, pour moi, c’est essayer de me souvenir que j’ai été dedans. Dans les choses. À l’intérieur des moments. Sans surplomb. En train de vivre. Pas avoir un discours sur. Mais, à travers la connaissance que j’en ai, je voulais écrire ce que c’est avoir une mère », explique l’auteure. Le résultat est un livre émouvant d’une sensibilité à fleur de peau ; un roman solide qui a reçu la reconnaissance du Prix Décembre 2015. 

Un amour impossible

Pierre Angot, un bourgeois parisien sophistiqué qui travaille temporairement comme traducteur, et Rachel Schwartz, une jeune juive d’origine modeste, se rencontrent à Châteauroux dans les années cinquante. Ce qui commence comme une véritable histoire d’amour, devient très tôt un échec prévisible.

Lui ne veut pas entendre parler de compromis et encore moins de mariage. De cette relation brisée naitra Christine. Son père sera présent à peine deux fois durant son enfance, une étant bébé, l’autre à six ans. 

La petite fille grandit en développant un lien particulièrement étroit avec sa mère, un amour profond qui se verra tronqué avec le temps par la dévotion de cette dernière envers cet homme, au point de refuser de voir et de dénoncer la relation incestueuse que le père entretient avec sa fille.  

Christine Angot porte encore une fois son regard sur sa propre vie en relatant l’histoire de ces trois personnages torturés par les amours impossibles, la différence de classe sociale, la domination et les traumatismes. Mais l’axe central du roman reste la complexité de la relation entre une mère et sa fille, un lien dévasté par les événements et qui ne pourra être rétabli qu’en brisant les silences et la culpabilité, et en refermant les plaies ouvertes.

 

Née en 1959, Christine Angot, auteure de nombreux romans et pièces de théâtre, est une écrivaine indispensable du panorama littéraire français du moment. Son travail a été reconnu par des prix comme le Prix France Culture ou le Prix Flore. Parmi ses livres, L’inceste, en 1999, a bouleversé d’une façon unanime les lecteurs et la critique, mais c’est en 2012, avec Une semaine de vacances, que la polémique a atteint son point culminant. Avec ce roman, l’auteure reçoit le Prix Sade, qu’elle refuse en arguant : « L’image de ce prix, qu’elle corresponde ou non à l’œuvre du Marquis de Sade, est en contradiction totale avec le livre que j’ai écrit, et ne pas refuser ce prix serait souscrire à un contresens objectif quant à ce que dit ce livre, contresens que je récuse ».


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