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jue 25 May 2017

PRÉSENTATION LITTÉRAIRE | Rencontre avec Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016

PRÉSENTATION LITTÉRAIRE | Rencontre avec Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016

Le jeudi 25 mai à 20h00 au Théâtre de l’Institut français de Madrid, l’auteure présentera son roman Chanson Douce (Gallimard, 2016), lauréat du dernier Prix Goncourt, qui a été publié récemment en Espagne par Cabaret Voltaire. Modérée par Laura Freixas, romancière. En français avec traduction simultanée.

La nouvelle promesse des lettres francophones arrive en Espagne invitée par Cabaret Voltaire et l’Institut français de Madrid. La journaliste et écrivaine marocaine Leïla Slimani incarne à la perfection la jeune auteure engagée et talentueuse, concernée par les problématiques sociales, par la cause féministe, et ennemie des extrémismes religieux.

Originaire d’une famille de la bourgeoisie marocaine, Leïla Slimani découvre tôt son attirance pour les arts. Après quelques pas dans le cinéma, le théâtre, la photographie et le journalisme, elle décide de se consacrer entièrement à la littérature, et nous entendrons encore beaucoup parler d’elle dans ce domaine. « La littérature est plus nécessaire que jamais, dans un monde qui veut tout transformer en une superficie lisse », déclare-t-elle dans un entretien à El País.

Chanson douce, son deuxième roman, a été reçu avec enthousiasme tant par la critique que par le public. Lauréat du prestigieux Prix Goncourt, le livre a déjà été vendu à plus de 400.000 exemplaires en France, et il démarre avec force en Espagne, premier pays à le traduire.

Avec un style direct, incisif et parfois même ténébreux, Chanson Douce met en scène la vie d’une famille française bourgeoise qui sollicite les services d’une nounou lorsque la mère décide de reprendre son travail. Après une minutieuse recherche, la famille trouve Louise, une femme humble et efficace, qui conquiert vite le rythme de la maison et les cœurs de ses habitants. Peu à peu elle devient une figure absolument nécessaire dans le foyer, mais le piège de l’interdépendance se referme et le drame se profile…

« Le bébé est mort » : le livre démarre avec un coup de poing directement adressé au lecteur, véritable déclaration d’intentions de ce qui s’annonce par la suite. À coups de scalpel, Slimani dissèque avec grande dextérité la maternité, les sentiments de culpabilité inhérents, les concessions familiales et sociales pour combiner ambitions professionnelles et responsabilités familiales, ainsi que la fragilité de ses personnages face à la dépendance croissante envers la nounou.

L’auteure construit un thriller psychologique qui maintient la tension du lecteur jusqu’au dernier paragraphe, même si le drame est mis en évidence dès la première phrase. Le résultat est un exercice splendide d’épuration du style et de construction narrative, qui boit aux sources des portraits sociaux de la littérature classique, dont Balzac, en se détachant des formes.

 

De père marocain et mère algérienne, Leïla Slimani nait à Rabat en 1981. Fille d’un banquier et d’une docteure, Slimani déménage à Paris en 1999, où elle suivra des études en Philosophie, Lettres, Sciences Politiques et Journalisme. Elle a travaillé pour des médias comme L’Express ou Jeune Afrique, avant de prendre la décision de se consacrer exclusivement à la littérature.

Son premier roman, Dans le jardin de l’ogre(Gallimard, 2014), se penche sur l’addiction sexuelle féminine, et obtient aussi la reconnaissance unanime de la critique.


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