Hanté par le souvenir de Ghislaine, la femme qu'il a aimée, Christian
Bobin reprend sa plume pour écrire à celle qui bouleversa sa vie en
disparaissant prématurément à l'âge de 44 ans. Noireclaire est un
volume de peu de phrases, mais ample et profond, qui s'inscrit dans la
continuité de La plus que vive.
Que Christian Bobin évoque en passant le visage de son père, la mort
de Kafka ou un poète chinois du IV e siècle, c'est toujours de cet amour
disparu qu'il parle, et chacune de ses phrases a l'intensité d'une rose
rouge, la délicatesse d'une goutte de pluie, la force d'un poème.
C'est un livre simple et dépouillé qui rend grâce à la beauté du monde
en répétant que l'amour ne passe pas.
Noireclaire est augmenté d'un texte quasi inédit, Carnet du soleil, paru
chez Lettres vives en 2011 et qui en est le clair-obscur.