" Peut-on commettre un parjure "sans y penser" ? Par distraction ? Non par transgression active et délibérée, mais par oubli ? Ou parce que ce n'est pas le moment d'y penser ? On se demande si on peut trouver là une excuse, une circonstance atténuante. Et si on peut juger cela pardonnable, de "ne pas y penser" d'oublier de penser à tout, à toutes les présuppositions et implications de ce qu'on fait ou de ce qu'on dit. Si penser ne peut aller sans risque d'oubli de soi, si oublier de penser, si oublier d penser est une faute, si telle interruption, telle intermittence est une faillite, alors qu'appelle-t-on penser ? " J. D.