Objet de curiosité et parfois de mépris, le graffiti n'a pas été, jusqu'à une date récente, considéré comme un objet d'histoire à part entière. Parfois convoquée de manière illustrative, l'inscription murale est rarement analysée pour elle-même, dans son contexte matériel et collectif, faisant abstraction du geste comme de la trace, oubliant la matérialité de l'écrit comme son emplacement.